korvapuusti, brioches roulées au chocolat et à la cannelle

10.04.2016

En ce moment, j’ai besoin de douceur, de couleurs pastel, de brioches qui font du bien. Je me traine un épuisement depuis quelques semaines. Je n’arrive pas à véritablement redresser la barre. A tel point, que je me suis retrouvée chez mon médecin, en panique, avec l’impression d’avoir un cancer du coeur. En fait, c’était juste des palpitations liées à cette fatigue et ce stress. Oui, je suis toujours mesurée quand il s’agit d’angoisses médicales. Et puis alors, le fait d’être mère, c’est encore pire. J’ai la peur panique qu’il m’arrive quelque chose. Non pas la peur de mourir, mais celle de laisser ma fille vivre seule, sans sa mère. Je vous jure c’est hyper pénible. J’ai jamais eu peur dans Paris la nuit. Même dans les quartiers un peu chaud, je ne me suis jamais sentie en insécurité. Mais là, rares sont les fois où lorsque je sors, je ne prends pas un taxi pour rentrer. Je réalise que la nuit, il n’y a personne dans les rues, je réalise ma vulnérabilité. Et je vous avoue que je déteste ça. Parce que je ne pense pas qu’on puisse bien vivre en ayant peur au quotidien. Dites-moi, rassurez-moi, je suis pas la seule à avoir ces angoisses ? Allez soyez sympa, dites-moi que ça va passer !
Je me suis rendue compte que du coup je ne sortais quasiment plus le soir. Ni la journée d’ailleurs, car j’ai enchainé les semaines remplies de boulot. Et ma vie sociale s’est réduite de plus en plus. J’ai l’impression de passer les 3/4 de mon temps seule avec moi même. Et en ce moment, je ne suis pas de la meilleure compagnie. Entre les angoisses de laisser ma fille orpheline, les impatiences professionnelles, le manque de sommeil car incapable de ma coucher à une heure raisonnable et ces putains d’insatisfactions envers moi-même, j’ai l’impression d’être une véritable cocotte minute. Je m’auto-fatigue.

J’arrête pas de sortir aux copines, qu’il faut être bienveillant envers soi-même, que ce régime tu le feras quand tu seras en forme, que ce changement de voie professionnelle ça prend du temps et c’est normal, que ton petit défaut, certes il se voit, mais qu’il est complètement effacé par ton sourire, que ça ne sert à rien de vouloir aller plus vite que la musique, on fait comme on peut et c’est déjà énorme…
Et moi ? Et bien, je suis soulée parce que je rêve de grandes choses mais que ça n’arrive pas assez vite. Mais comment je fais, pour m’organiser aussi mal ? Franchement, au lieu de zoner le weekend pendant la sieste de ma fille, je pourrais finir de retapisser la chambre. Ou m’occuper de mon blog, de mon insta. Que je suis naze de ne pas avoir la volonté suffisante pour organiser mes repas et donc mieux manger et donc finir de perdre ces kilos de merde. Que quand même, dans le même temps je pourrais aussi faire à manger à ma fille au lieu de lui servir des petits pots le soir. Et aussi, de véritablement ranger l’appartement pour qu’il soit aux normes d’un bébé qui se déplace. Franchement, quels parents indignes faisons-nous. Ho et puis, comment ça se fait que je n’arrive pas à caler 2/3 séances de sport dans la semaine ? Quelle naze, je suis. Qu’est-ce que tu peux manquer de volonté ma pauvre fille.
Bref, niveau bienveillance c’est pas gagné !

Alors en attendant, je voyage, et je fais des korvapuusti. Ce sont des petites brioches finlandaises à la cannelle (comme des cinamonn rolls mais avec un façonnage différent). Et je vous les propose avec un fourrage au chocolat et au praliné !

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti fourrés au chocolat ou à la cannelle

Pour une vingtaine de korvapuusti

200 g de lait
10 g de levure fraîche ou 1 cc de levure déshydratée
500 g de farine
1 oeuf + 1 jaune d’oeuf
75 g de sucre
60 g de beurre
0.5 cc de sel

Pour le fourrage au chocolat
100 g de chocolat noir
20 g de sucre
7 g de cannelle en poudre
3 g de cardamome

Pour le fourrage à la cannelle
60 g de beurre
100 g de cassonade humide
7 g de cannelle en poudre
3 g de cardamome

1 oeuf pour la dorure

Dans un petit bol, réhydratez la levure dans le lait légèrement chauffé au préalable.
Dans un grand saladier, mélangez la farine, le sucre et le sel. Verser le lait et l’oeuf. Mélangez la pâte.
Si vous mélangez à la main, amalgamez progressivement la pâte en ramenant la farine vers le centre du saladier. Pétrissez la pâte sur un plan de travail légèrement fariné afin de former une boule de pâte. Ajoutez le beurre ramolli par petits morceaux. Il faut bien pétrir la pâte entre chaque ajout. Pétrissez la pâte environ 10 min jusqu’à ce qu’elle devienne souple et élastique et qu’elle ne colle plus au plan de travail.
Si vous utilisez un robot pétrisseur : pétrissez au crochet la pâte et ajoutez un à un les morceaux de beurre jusqu’à complète incorporation. Laissez le robot pétrir 10 minutes la pâte.
Faites attention à ne pas utiliser trop de farine, sinon les brioches seront trop sèches. Si la pâte colle, ajoutez-en vraiment petit à petit.

Formez une boule de pâte et déposez-la dans un saladier recouvert d’un torchon propre.
Laisser lever 1h30 à 2h (la pâte doit atteindre 1,5 fois son volume).

Pendant ce temps, préparez la garniture. Faites fondre le chocolat avec le praliné et les épices. Ou faites fondre le beurre avec le sucre et les épices.

Écrasez la pâte avec la paume de la main pour en extraire le gaz. Formez une boule de pâte sur le plan de travail légèrement fariné, l’aplatir grossièrement avec la main puis abaisser la pâte au rouleau à pâtisserie afin de former un rectangle d’à peine 3-4 mm d’épaisseur.
Tartinez-le d’une légère couche de mélange au chocolat ou de mélange à la cannelle en prenant soin de laisser un petit centimètre sur le côté.
Roulez la pâte en boudin dans le sens de la largeur. Plus le boudin sera épais, plus les korvapuusti seront grosses, et inversement.
Tournez le boudin de manière à ce que la soudure soit disposée au-dessous. Coupez ce boudin de en triangles (cf photo). Tournez ensuite ces triangles pointe vers le haut. Avec un bâtonnet, appuyez sur la pointe.
Déposer chaque korvapuusti sur une plaque de cuisson garnie de papier sulfurisé en laissant un espace d’environ 5 cm entre chaque brioche. Laissez reposer 30 minutes à 1 heure recouvert d’un torchon propre.

Dans un bol, battez légèrement l’oeuf et dorez les korvapuusti.

Faites cuire à 180°C pendant environ 15 minutes.

Rendez-vous sur Hellocoton !

La table de Pâques

24.03.2016

Tout d’abord un petit mot pour tous ceux qui ont été touché par les attentats en Belgique. Je suis de tout cœur avec vous <3 Sur ce blog, je ne commente jamais l'actualité. Je trouve que je n'ai aucune légitimité et qu'en plus mon point de vue n'est pas spécialement intéressant. J'avais commencé à vous parler à quel point je n'étais pas d'accord avec les théories selon lesquelles ce monde devient totalement fou et court à sa perte mais je me suis finalement ravisée. Je garde mon optimisme dans ma poche, et peut-être un jour, je vous expliquerai pourquoi j'ai autant foi en l'Homme et en la vie ;-) En attendant, profitons de nos proches ! Avec Pâques qui arrive, c'est la bonne occasion de se réunir autours d'un repas. Chez moi, on ne fait pas spécialement de déjeuner de Pâques. Par contre, la chasse à l'oeuf était sacrée ! J'ai tellement hâte de pouvoir planquer les oeufs avec ma fille ! Alors, c'est parti pour un shooting d'inspiration aux couleurs pastel ! Avec au menu, le traditionnel gigot d'agneau et en dessert une petite couronne de choux ! Easter table ◊ Carnets Parisiens

Easter table ◊ Carnets Parisiens

Easter lamb ◊ Carnets Parisiens

Easter lamb ◊ Carnets Parisiens

Flower garland ◊ Carnets Parisiens

Easter table ◊ Carnets Parisiens

Croquembouche ◊ Carnets Parisiens

Easter croquembouche ◊ Carnets Parisiens

Easter table ◊ Carnets Parisiens

Easter lamb ◊ Carnets Parisiens

Le gigot d’agneau
Pour 8 personnes

1 gigot d’agneau de 2 kg
2 branches de romarin frais
Quelques branches de sarriette frais
Quelques branches de thym frais
3 cuillères à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre

Préchauffez votre four à 220°C.

Déposez votre gigot dans un plat allant au four. Déposez dessus les herbes fraiches et arrosez d’huile d’olive puis poivrez

Faites cuire le gigot au four à 220°C. Au bout de 10 minutes, diminuez la température à 180°C et laissez cuire 50 minutes. Pour les gigots plus dodus ou si vous le souhaitez bien cuit, rallongez un peu le temps de cuisson. Mais le meilleur moyen de cuire parfaitement un gigot à la perfection est d’utiliser un thermomètre piqué au coeur du gigot pour pouvoir surveiller la cuisson. Pour obtenir un gigot rosé, il faut que le thermomètre indique entre 55 et 60°C. Une fois cette température atteinte, vous pouvez stopper la cuisson.
Arrosez de temps en temps votre gigot avec le jus de cuisson, cela évitera qu’il se dessèche. De même, couvrez-le d’aluminium le dernier quart d’heure de cuisson.

Laissez reposer la viande 15 minutes avant de la découper.

Les couronnes de choux pastels

Pour 8 couronnes

Préparation de la pâte à choux
Pour 10 gros choux ou 20 petits
25 cl d’eau
100 g de beurre
150 g de farine
4 œufs moyens
4 g de sel
4 cs de sucre semoule

Chauffez le four à 210°C.
Versez l’eau dans une casserole avec le sel, le sucre et le beurre coupé en morceaux. Chauffez à feu doux. Dès l’ébullition, retirez du feu et versez la farine tamisée d’un seul coup. Remuez vivement avec une cuillère en bois jusqu’à ce qu’elle soit complètement absorbée.
Remettez la casserole sur feu doux pendant 1 à 2 minutes sans cesser de mélanger avec une cuillère en bois afin de dessécher la pâte. Dès que la pâte accroche sur le fond de la casserole, mettez la pâte dans un saladier. Laissez tiédir quelques instants. Incorporez les œufs un à un après les avoir préalablement battus dans un bol. Entre chaque ajout, la pâte doit avoir bien absorbé l’œuf et être consistante.

Versez la pâte à choux dans une poche à douille 8. Sur votre feuille de papier cuisson, dessinez des cercles de 12 cm de diamètre et formez 5 tas de 2 cm de diamètre sur le gabarit. Répétez l’opération 8 fois.

Préparez le craquelin en mélangeant 80 g de beurre avec 100 g de sucre roux et 100 g de farine. Etalez cette pâte sur environ 2 mm d’épaisseur et découpez des ronds à l’aide d’un emporte-pièce que vous placerez sur chaque choux. Si la pâte est trop molle, laissez-la prendre au frais quelques dizaines de minutes.

Enfournez et laissez cuire 10 minutes à 210°C. Baissez la température du four à 180°C et prolongez la cuisson de 15 minutes (voire plus si vos choux ne semble pas assez cuits).

// Petites précisions par rapport à la cuisson //
La cuisson de la pâte à choux peut s’avérer délicate. La règle numéro un est de ne jamais ouvrir la porte du four avant la fin de la cuisson : vos choux se ratatineraient d’un coup !
Pour les fours à chaleur tournante, vous pouvez glisser 2 plaques.

Souvent, les gens ne font pas cuire assez longtemps leurs choux, ce qui fait que le chou est raplapla et s’effondre rapidement après la sortie du four. Regardez bien la couleurs des éclairs que vous achetez en boulangerie : ils sont plutôt brun clair. Les choux qui seront garnis doivent être bien cuits et durs à la sortie du four. Pensez que votre fourrage va ramollir votre pâte, donc plus ils sont cuits, plus ils se tiendront. Des choux qui sont pâles et jaunes à la sortie du four, ne sont pas assez cuits.

// La conservation de la pâte //
La pâte à choux se congèle très bien. Pochez d’abord vos choux sur une plaque et congelez-les. Une fois congelés, disposez-les dans des sacs congélation pour les stocker. Vous aurez juste à rallonger de 5 minutes le temps de cuisson.

La crème pâtissière à la vanille
150 g de sucre
4 jaunes d’œufs
75 g de farine
3/4 litre de lait
1 gousse de vanille

Coupez la vanille en deux et récupérez les graines. Faire infuser la vanille avec ses graines dans le lait pendant 15 minutes. Otez la gousse de vanille.
Dans le saladier, fouettez les jaunes avec le sucre pour les faire blanchir. Versez la farine et mélangez.
Faites bouillir le lait. Versez-le en une seule fois sur le mélange et fouettez immédiatement. Reversez le tout dans la casserole et faites cuire à feu très doux tout en remuant au fouet continuellement pendant environ 5 min.
Versez la crème dans un saladier et filmez-la au contact avec du film alimentaire.

Fourrage des choux
Faites une petite incision au couteau sur le bas de chaque chou. Versez la crème pâtissière dans une poche à douille munie d’une douille lisse et garnissez les choux.

Pour la déco, j’ai simplement utilisé de la pâte à sucre que j’ai coloré et étalé au rouleau. J’ai découpé des ronds à l’emporte-pièce que j’ai ensuite déposé sur chaque chou.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...