Poulet au sésame, fèves et fêta ou comment passer de beurk à miam

Ce week-end, Beau à la louche a fêté ses 4 ans de blog. Ca ne veut peut être rien dire pour vois, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Non pas qu’elle m’ait appris à jouer du piano debout, mais elle m’a assurément appris à diversifier mon alimentation et à oser. Parce que voyez-vous, je n’ai pas eu la chance d’avoir une super maman comme Cléa ou Mercotte qui nous mitonnait de bons petits plats. Mais attention, elle m’a transmis pleins d’autres choses : l’art de la couture, de poser des étagères ou du papier peint, de construire ses propres meubles, l’idée que c’est pas parce qu’on est une femme qu’on ne peut pas mettre les mains dans le cambouis et y prendre du plaisir. Bref, ma maman est quelqu’un de très manuel qui a toujours fait à sa sauce quand elle ne trouvait pas ce qu’elle cherchait. Mais la sauce tomate, ça c’est une autre histoire.

Elle, vous dira que j’étais une enfant très difficile pour manger. Moi, je lui réponds qu’un bébé si ça refuse la nourriture c’est juste pour emmerder sa mère. Enfin j’ai arrêté de lui répondre parce qu’à chaque fois le discussion repart de plus belle. Elle est d’ailleurs toujours persuadée que je ne me nourris que de napolitains et autres cochonneries. 26 ans à discuter de la même chose, les idées ont la vie dure, on est con quand même.
Bref, ma maman la cuisine c’était pas trop son dada alors forcément si je n’ai pas non plus été nourrie au knakies et poisson pané, ben les légumes je les ai vraiment apprivoisé lorsque j’ai commencé à bloguer, il y a 4 ans.

Et Beau à la Louche (on y revient), c’est un des blogs qui justement m’a fait découvrir un horizon culinaire pleins de promesses. Et j’avais juste envie, avec la petite larmichette, de vous transmettre toute l’admiration que j’ai pour Loukoum qui m’a nourri pendant 4 ans maintenant. C’est con hein, parce qu’en vrai Loukoum je l’ai jamais rencontré, mais il y a des gens comme ça qui font partie de votre vie sans le savoir.

Et justement ce plat si bête, ben il y a quatre ans je vous aurais dit :
- « Les fèves, c’est quoi ça ? C’est ce qu’on met dans la galette des rois c’est ça ? »
- « Ha ce sont ces trucs verts, nan mais moi le vert j’aime pas, j’ai l’impression d’être une vache qui broute de l’herbe. »
- « L’huile de sésame, beeeeurk, même pas en rêve. »

Et tadam ! Maintenant, c’est plutôt « Miam l’huile de sésame c’est cro cro bon (et vas-y que je t’en rajoute une lichette)’ » ou encore « Miam les fèves c’est sympa, ça change des ptits pois » !
Qui a dit qu’on ne pouvait pas changer ?

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Poulet au sésame, fèves et féta
Pour 1 blanc de poulet
2 cs d’huile de sésame
Une bonne poignée de sésame
2 cs de miel
1 cc de sauce soja
Une portion de fèves
Une portion de fêta
Assaisonnement

Couper le poulet en petits morceaux et les faire revenir dans la casserole avec le miel, l’huile de sésame et le sésame.
Faire griller au four la fêta en petits dés.
Faire cuire les fèves 5 à 10 minutes dans une eau bouillante.
Servir agrémentée d’une lichette d’huile de sésame (je vous ai déjà dit que c’était cro cro bon?).

DIY : Une suspension d’ampoules et d’origami

Quand j’ai déménagé, j’ai retrouvé un carton remplis d’ampoules décédées qui attendaient sagement que je les dépose au recyclage. J’ai toujours trouvé la fragilité d’un filament poétique. Allez savoir pourquoi, ça m’évoque à chaque fois que la vie ne tient qu’à un fil. En un coup d’interrupteur, elle peut se briser. Et puis, ce petit fil ténu qui permet d’éclairer, ça a quelque chose d’extraordinaire. Maintenant, c’est sûr avec les ampoules à halogènes et cie, on est loin de la poésie. C’est ce que je me suis dit en voyant ce gros tube tout moche à l’intérieur de mes ampoules. Je le trouve même vulgaire avec ses airs très techniques. Il prend toute la place à l’intérieur de l’ampoule. Alors j’ai eu envie de redonner une seconde vie à ces ampoules, d’y remettre un peu de poésie.
Et vous savez combien je peux aimer plier du papier

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J’aime l’idée de récupérer ces ampoules usagées et de les détourner en un objet déco. On peut y mettre pleins de choses : des paillettes, des photos, des plumes… Je vous ai d’ailleurs fait un joli tuto pour que vous puissiez laisser libre court à votre imagination !

Avant de commencer : vider une ampoule ce n’est ps vraiment compliqué mais ça demande quelques mesures de précaution. Travaillez avec des gants épais et tenez l’ampoule de préférence par le culot, on est jamais à l’abris de voir l’ampoule se briser dans nos mains. Quand vous travaillez l’ampoule, enveloppez-là dans du papier bulle : si elle se brise, vous évitez ainsi de mettre du verre partout.
Travaillez également avec des lunettes de protection car là non plus, vous n’êtes pas à l’abri d’un morceau qui vole. D’ailleurs essayez de travailler sur une grande surface de bureau car les éclats de la partie noire ont tendance à s’éparpiller.

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La partie la plus difficile est de déployer les grues à l’intérieur de l’ampoule. J’ai utilisé des papiers traditionnels japonais de 5,5 cm de côté. Ce papier étant fibreux (et non glacé), il rend délicate la manipulation des grues. Mais avec de la patience et une pince courbe on finit par y arriver ! N’hésitez pas à sortir la grue de l’ampoule quand elle devient vraiment trop cabossée par vos manipulations !

Pour assembler ce mobile, j’ai eu 2 façons de procéder. Pour la première, j’ai tenu les grues à l’intérieur des ampoules à l’aide d’un fil de fer très fin que j’ai attaché au câble. J’ai ensuite modelé de la pâte fimo autours du culot pour faire tenir le tout et j’ai chauffé le tout à 100°C pendant 1 heure.

Ensuite, j’ai eu envie de grues plus mobiles dans l’ampoule ce que le fil de fer ne permettait pas. Je les ai donc attachées avec du nylon en glissant une perle au bout pour faire du poids. J’ai modelé des palets troués en pâte fimo que j’ai chauffé pour pouvoir les coller sur le culot de l’ampoule. J’ai fait une boucle avec le câble à l’aide d’une pince et j’y ai attaché le fil nylon. J’ai ensuite passé le haut du câble dans le palet de fimo et j’ai collé les palets.
Pour les 2 versions, j’ai assemblé tous les câbles avec des manchons en formant une boucle au bout. Ce sont des petits anneaux de fer (comme les perles à pincer mais version maousse) dans lequel on glisse les câble et que l’on aplatit à l’aide d’une pince. Veillez à bien adapter vos manchons aux diamètre et aux nombre de câbles que vous allez y glisser.

J’ai choisi d’utiliser de la fimo pour colmater l’ampoule et faire tenir le tout car je n’avais que ça sous la main. Néanmoins, je pense qu’ont peut tout à fait utiliser d’autres types de pâte qui durcissent notamment à l’air libre ou même d’autres stratagèmes pour faire tenir le tout !

Un ananas et des financiers à l’assiette

Je suis rentrée dans la cuisine par la petite porte de la pâtisserie. Pendant longtemps d’ailleurs, je ne cuisinais que du sucré. J’avais des goûts très limités en matière de salé et surtout tout une éducation culinaire à faire. Encore maintenant, réfléchir aux saveurs d’un dessert se fait bien plus naturellement que de trouver des associations de goûts pour un plat ! Ce que j’aime dans la pâtisserie, c’est ce côté hyper cadré : souvent on ne peut trop s’écarter des mesures de la recette sous peine de voir sa préparation rater et le montage des pâtisseries ou desserts demande une certaine minutie et si ce n’est classe.

J’ai adoré pendant longtemps faire des entremets : jouer à tétris avec les différentes couches en variant textures et saveurs. Mais dernièrement, ce sont les desserts à l’assiette qui me font plus de l’oeil. Ils génèrent finalement moins de stress (qui n’a pas connu le stress du démoulage de l’entremets ?!) et permettent de finir le repas de manière plus légère. Je ne peux d’ailleurs que vous conseiller de faire des petits desserts, point trop n’en faut à la fin d’un repas.  Je trouve qu’il n’y a rien de pire que de sortir de table le ventre plombé !

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La dernière fois que je vous avais présenté un dessert à l’assiette, j’avais eu quelques soucis pour épaissir un jus de gingembre. Heureusement qu’elle m’a rappelé l’existence de la gomme de xanthane. Alors certes, tout le monde n’a pas ça dans sa cuisine et heureusement on peut faire sans ou d’une manière différente !

Mais tout de même, la gomme de xanthane est un produit assez sympa. Généralement une petite pointe de couteau mélangée à froid à votre préparation suffit à l’épaissir magiquement ! Les petits ronds bien dodus dont certains resto usent (et abusent parfois) sont souvent obtenus grâce à cette gomme de xanthane.

Alors késako la gomme de xanthane ? Et bien chimiquement c’est un polyoside obtenu à partir de la fermentation d’une bactérie. C’est un additif alimentaire (E415) : un liant et un épaississant. Dans la cuisine d’un amateur, elle permettra essentiellement d’épaissir jus, vinaigrettes et coulis mais également d’apporter de la texture dans le cadre de recettes sans matière grasse ou sans sucre (même pour des recettes nécessitant un passage au four).
Et info intéressante, elle supporte très bien la congélation ! En revanche, elle n’est pas soluble dans l’alcool.
On peut la trouver dans les magasins spécialisés et maintenant sur internet.

Pour en revenir à ce dessert, j’ai donc pu épaissir mon jus de gingembre sans augmenter la quantité de sucre et jus. Le jus d’oranges est tout de même nécessaire pour donner un peu de corps en goût au jus de gingembre.

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Pour 6 personnes

Dessert qui peut se préparer à l’avance (conseillé d’ailleurs) et se monter à la minute
Financiers au citron vert
70 g de blancs d’oeufs (2 blancs d’oeufs de taille moyenne)
90 g de sucre glace
60 g de beurre
60 g de poudre d’amande
35 g de farine
2 citrons verts

Préparer le beurre noisette : faire fondre le beurre sur feu moyen en le fouettant et le laisser cuire quelques minutes jusqu’à ce qu’il prenne une couleur noisette. C’est une étape importante c’est c’est le beurre noisette qui va donner ce petit goût noisette.
Mélanger la poudre d’amande, la farine et le sucre glace dans un saladier. Vous pouvez torréfier la poudre d’amandes au préalable dans une poêle.
Dans un petit saladier, fouetter les blancs à la main jusqu’à ce qu’ils soient mousseux. Les incorporer au fouet au mélange de poudre au fur et à mesure.
Lorsque le mélange est bien homogène, verser à travers un chinois (ou une pince à thé) le beurre noisette. Il est important de filtrer le beurre pour ôter les résidus.
Zester les 2 citrons verts et récupérer le jus d’un citrons. Incorporer les zestes et le jus des citrons.
Remplir les moules (ici des moules à tartelettes) au 3/4 de leur hauteur et les faire cuir entre 10 et 15 minutes à 180°C. Ils doivent être dorés à l’extérieur mais encore fondant à l’intérieur.
Démouler et laisser refroidir.

Mousse de mascarpone
200 g de mascarpone
10 cl de crème liquide
10 g de sucre glace
1/2 gousse de vanille

Gratter la gousse de vanille afin d’en récupérer les grains.
Monter la crème liquide en chantilly avec le sucre glace et les grains de vanille.
Fouetter le mascarpone afin de l’assouplir et incorporer délicatement la crème chantilly.

Poêlée d’ananas à la vanille
1 ananas
4 cs de miel parfumé (thym, ronces…)
30 g de sucre de canne
1 gousse de vanille

Couper l’ananas en petits dés et le faire mariner quelques heures dans un saladier avec le miel, le sucre et la gousse de vanille grattée.
Faire confire à feu doux pendant une dizaine de minute dans une poêle.

Jus concentré de gingembre frais
25 g de gingembre frais
50 g d’eau
10 g de jus d’oranges
1 petite pointe de couteau de gomme de xanthane

Éplucher le gingembre et le réduire en purée à l’aide d’un presse-ail. Mélanger le jus de gingembre, l’eau et le jus d’oranges. Filtrer afin d’ôter les résidus de gingembre. Ajouter la gomme de xanthane et fouetter pour faire épaissir le jus.

Montage
Deux montages possibles selon que vous souhaitez que l’ananas soit chaud ou froid. Pour ceux qui n’auraient pas suivis, la poêlée chaude d’ananas ferait fondre la crème mascarpone !
Avec une poêlée froide d’ananas : disposer les financiers au milieu de l’assiette, recouvrir d’ananas et déposer une quenelle de mousse de mascarpone. Faire un ruban de jus de gingembre autours du financier. Décorez à votre convenance.
Avec une poêlée chaude d’ananas : disposer les financiers dans un coin de l’assiette et déposer dessus une quenelle d’ananas. Dans le coin opposé, déposer un peu de poêlée d’ananas et faire un trait de jus de gingembre entre le financier et l’ananas. Décorez à votre convenance.

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Tarte fine aux cébettes et à la féta

Mon déménagement a fait que je suis maintenant toute proche du magasin bio, Le Retour à la Terre dont je vous avais parlé il y a peu. Si je ne me sens pas du tout « bio addict », j’apprécie surtout leur variété de fruits et légumes. Cela change des marchés car on y côtoie toujours et inlassablement les mêmes légumes et si tu cherches une variété spécifique, ben tu peux aller te brosser Martine ! Et moi, j’aime bien varier les variétés alors forcément, je trouve très souvent mon bonheur à cette biocoop. Comme ces oignons cébette que j’avais pris pour des oignons nouveaux. En fait, leur bulbe est plus fin et allongé et leur parfum plus doux. D’ailleurs on peut les manger cru pour les amateurs. J’aime bien leur goût un peu anisé tirant vers le poireaux et avec de la féta et une pâte brisée au curry, il n’en faut guère plus pour le déjeuner.

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Tarte fine cébette féta duo

Pour un moule à tarte pour 4 personnes
Pour la pâte brisée

250 g de farine de blé T110
4 cs d’huile d’olive
1 pincée de sel
1 cc de curry en poudre
1 petit verre d’eau

Pour la garniture
2 bottes d’oignons cébette
200g de féta
Du romarin
Huile d’olive
Sel et poivre

Préparer la pâte brisée. Mélanger tous les ingrédients dans le bol du robot pétrisseur ou dans un saladier et mélanger jusqu’à obtenir une boule de pâte. Rajouter de l’eau si besoin.
Etalez la pâte dans le moule et faire précuire pendant 5 à 10 min selon l’épaisseur de la pâte à 180°C.
Eplucher les oignons cébette, couper le bout du bulbe et tailler les feuilles comme pour un poireau (en gardant un peu de vert des tiges). Les faire cuire à l’étouffé dans un peu d’huile d’olive et assaisonner.
Déposer les oignons cébettes sur le fond de tarte et effriter de la féta par dessus. Saupoudrer de romarin et laisser cuire encore 10 minutes.