La télé a sa traditionnelle nouvelle grille de rentrée et bien sur mon blog j’ai décidé d’instaurer une nouvelle émission : la vie de quartier. Il est parfois bien agréable de jouer les touristes dans la capitale et de vous faire part de mes adresses chéries. Rassurez-vous, j’espère être un peu plus passionnante que certaines émissions de télé.

On va commencer par le plus facile, les endroits où je traîne très souvent mes guêtres, parce que j’ai toujours besoin de quelque chose dans ce quartier pour cuisiner : le quartier montorgueil.
C’est un quartier qui a énormément changé ces dernières décennies. Il faut se rendre compte qu’avant les années 60, les halles étaient encore le point de ralliement de tous les grossistes alimentaires, avant qu’ils ne soient délocalisés à Rungis. A l’époque, ce n’était pas un quartier très bien fréquenté, d’autant plus que la proximité des halles (et des odeurs qui vont avec) n’en faisait pas un lieu très chic. Ca ne fait qu’une vingtaine d’années que le quartier a commencé sa réhabilitation.
Même s’il reste toujours un quartier de marchés avec tous ses vieux commerces, je ne peux que déplorer l’invasion des bars/Restos bobo au café à 5€ et des boutiques de vêtements qui en font un rivoli semi-luxe.
Néanmoins de très vieilles maisons subsistent face au Planet Sushi, Sandro et compagnie. Et c’est partie pour la balade


♥  G. Detou, grossiste en pâtisserie mais pas que

Le nom fait sourire car à l’ère du sms, le jeu de mot est plutôt rigolo ! Mais point de jeu de mot, c’est bien le nom de son créateur, Monsieur Gérard Detou qui a créé cette épicerie au début du siècle.
Aujour
d’hui, l’âme de cette boutique est restée la même. On y trouve encore le principe, déroutant lorsqu’on ne connaît pas, de faire sa fiche sur le comptoir par les vendeurs en blouses bordeaux avant d’aller payer à la caisse derrière le hublot. Il faut du temps pour appréhender cette boutique et tous les trésors qu’elle renferme. Essayez d’y aller le matin en semaine, car l’endroit est tellement petit que rapidement on ne peut plus circuler.Alors qu’est-ce qu’on y trouve à part de tout ? Et bien tout d’abord, on y trouve tout le nécessaire pour faire de la pâtisserie : chocolats de couverture, colorants, arômes, additifs, fruits secs, confits et déshydratés… Mais il y a également tout une partie épicerie fine avec les thés Kusmi, les chocolats Valrhona, Voisin et Cluizel, les conserveries de la Belliloise, les huiles de la Tourangelle, des produits du Québec ou encore des dragées et petits bonbons. Et puis, si vous cherchez des produits frais, vous aurez également le choix entre les poissons fumés de la Maison Lucas ou les produits à base de canard de la maison Dupérier dans les Landes.

Mora, Simon, La Bovida et Dehillerin car un ouvrier a toujours de bons outils

Dans ce quartier, on se fournit également en matériel. Ces quatre maison se trouvent dans un périmètre très serré et proposent quasiment les mêmes choses : du matériel à destination en premier lieu des professionnels mais également du matériel un peu plus amateur. Pour ma part, j’ai mes habitudes chez Mora uniquement parce que le magasin est mieux rangé ! L’accueil n’est pas toujours au beau fixe mais quand on sait ce qu’on veut on arrive à passer outre.>Qu’est-ce que j’y trouve d’un peu spécial dans ces boutiques ? Et bien j’y trouve des moules en polycarbonate pour faire mes chocolats maison, des cercles à entremets de toutes les tailles, des emballages pour offrir comme des sachets cristal ou des ballotins.

La librairie gourmande, parce qu’il faut bien puiser l’inspiration quelque part

Là aussi encore une « vieille » maison mais qui a un peu triché car elle n’a rejoint le quartier que depuis 2 ans. On la trouvait auparavant dans une minuscule boutique de la rue Dante dans le 5ème arrondissement. Heureusement, Déborah, la propriétaire, a profité de son déménagement pour pousser les murs et ainsi nous offrir un sacré espace uniquement consacré à la littérature culinaire et à l’œnologie. Livres modernes aussi bien qu’anciens, éditions plus ou moins connues, livre de chef ou plus amateurs, en français ou dans d’autres langues, le choix est vaste ! Et puis, l’équipe est toujours de bon conseil et connait bien ses rayons. J’évite d’y aller trop souvent car Déborah a toujours une nouveauté à me présenter !


Et la gourmandise alors ?

Après une telle balade, il faut également penser à se faire plaisir !
Vous trouverez pâtes, sauces et charcuteries italiennes à la Casa Della Pasta. Et si vous ne connaissez pas, il faut absolument découvrir l’incomparable burrata et la ricotta de brebis.
5, rue des Petits carreaux 75002 Paris, tél : 01 42 33 00 72

Chez Tribolet, la viande est toujours de qualité. Le prix va de pair mais au moins on ne se retrouve pas avec un rôti caoutchouteux ou une escalope qui rend de l’eau.
54 Rue Montorgueil 75002 Paris - 01 42 33 49 70

Pour les petits creux, je ne vous conseillerai pas spécialement Sthorer, même si c’est une vieille maison. Je trouve que les produits sont chers et pas aussi excellents que leur réputation. En revanche, une pâtisserie qui a ouvert il y a peu à l’angle de la rue Montmartre et de la rue d’Aboukir, Rose Cannelle, saura sans nul doute satisfaire votre gourmandise !

Et pour les amateurs de chocolat ou si vous avez envie de faire un joli cadeau, je vous conseilles Déclinaison Chocolat.

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