Archive for the ‘Coup de fourchette’ Category

Une salade froide pour un été chaud

Je vais pas vous faire miss météo et revenir sur la chaleur accablante de ces derniers jours. Non, non, je ne vous dirais pas qu’il fait une chaleur à crever, que je rêve de piscines et de glaces à l’italienne. Je ne râlerai pas à propos de la chaleur pour la simple et bonne raison que 10 mois par an, je me plains que j’ai froid et qu’il fait moche. Je suis une grande, très grande frileuse. Je crois même que mon thermostat n’est absolument pas réglé pour notre climat océanique. C’est bête parce qu’à Paris, il ne fait pas chaud très souvent dans l’année. Alors forcément, cette chaleur j’en profite à fond.
Bon alors ok, je me plains peut-être un tout petit peu de la fournaise qu’est le rer en période de canicule. Mais mes compagnons de voyage seront d’accord avec moi, il n’y a rien de plus désagréable que d’arriver au boulot complètement en nage.
Alors au déjeuner, on a envie de fraicheur, de légèreté. A déguster sous le soleil (là réside le seul et unique avantage de passer 2h par jour dans le rer, c’est de pouvoir déjeuner au soleil en pleine campagne seine-et-marnaise) avec des perlines comme tomates cerises à leur saveur incomparable. Au passage, j’ai un sacré budget tomates pour ma biocoop qui propose pleins de variétés que je ne connaissais pas. Et on est loin des tomates insipides du supermarché et même de mon marché.

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Pour 4 gourmands
Pour le maquereaux mariné à la sarriette et au citron vert
4 filets de maquereaux
2 citrons verts
Plusieurs branches de sarriette
Une louchette d’huile d’olive
Sel et poivre

Disposer les filets de maquereaux dans un plat. Recouvrir de tranches de citron vert, de sarriette, d’huile d’olive, de sel et de poivre. Couvrir d’un film alimentaire et réserver au frais pendant 2 heures au moins.
Faire cuire au four à 180°C pendant une quinzaine de minutes. Laisser refroidir et conserver le jus de cuisson pour le taboulé.
Ôter la peau des maquereaux et émietter les filets.

Pour le taboulé
300 g de quinoa
60 cl d’eau
Plusieurs poignées de tomates cerises
1 avocat
Le jus d’un citron vert
Un petit oignon
Sel et poivre

Rincer le quinoa à grandes eaux. Le verser dans une casserole d’eau bouillante et le faire cuire pendant 10 minutes dès reprise de l’ébullition. Ôter du feu et laisser gonfler quelques minutes.
Couper l’avocat en morceaux ainsi que les tomates cerises. Citronner les avocats.
Dans un saladier, mélanger le quinoa, l’avocat, les tomates cerises, le jus de cuisson et les miettes de maquereaux. Assaisonner et réserver au frais pendant au moins 2 heures.

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L’idée culinaire con-con de la semaine

En matière de cuisine, je ne sais pas comment je me débrouille mais j’ai toujours un train de retard. Voire plusieurs. Pourtant, je suis une lectrice assidue des blogs et magazines culinaires. J’ai également un pied dans une épicerie connue de la place parisienne qui fournit de tout et qui me permet d’être au courant des derniers produits « à la mode » ou qui viennent de sortir. Et pourtant, entre le moment où je découvre un produit, une recette ou un tour de main et le moment où je transfère cette connaissance dans ma cuisine, il se passe généralement un sacré laps de temps.

Je crois qu’au fond je suis restée cette adolescente « fuck the system » qui ne veut pas se laisser embarquer sur les sentiers des moutons de panurge. Ca m’énerve toujours autant de « faire comme tout le monde », suivre la masse. Ho mais attention, je ne suis pas non plus une originale ou une avant-gardiste ! Non, moi je serais plutôt le mouton qui suit le troupeau, mais de loin. Faudrait pas non plus qu’on me confonde avec le troupeau hein.

Bien sûr, si je vissais ma casquette de psy sur la tête, je dirais que ça s’appelle tout simplement de la résistance au changement. Certaines personnes sont plus figées dans leur fonctionnement psychique, il leur faut du temps pour intégrer la nouveauté au fond de leur petite caboche.
Mais bon, on est vendredi soir, j’ai laissé ma casquette au vestiaire et je préfère nettement la version « je suis trop une rebelle ».

Mais pour en revenir à nos petits moutons (pas de panurge), j’ai toujours pensé que je n’aimerais pas le vinaigre balsamique. Je partais du principe que je n’aime pas le vinaigre et comme le balsamique fait partie de la famille des vinaigres, je n’aime pas le balsamique. Cela s’appelle un syllogisme, un raisonnement logique à 2 propositions. Vous vous souvenez l’histoire de Socrate qui est mortel, ben c’est pareil avec le balsamique. Mon raisonnement tombait sous le sens non ?

Mais n’est pas Socrate qui veut, après avoir goûté un caramel de balsamique qui nappait une délicieuse dorade, j’ai bien dû me rendre à l’évidence que mon raisonnement était faux. Que quand même le balsamique c’était sympa, surtout le caramel. Oui je me rend bien compte que des milliers de personnes ont dû tester le melon avec du jambon de pays et une lichette de caramel de vinaigre de balsamique. Et ben oui, je ne suis qu’un pauvre petit mouton suiveur. Mais un mouton qui se pourlèche les babines avec son melon !

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Melon au jambon de pays et caramel de vinaigre balsamique

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous écrire la recette tout de même !
Pour le caramel, c’est très simple : il suffit de faire fondre à la casserole sur feux doux le même poids de sucre et de vinaigre balsamique jusqu’à ce que le mélange devienne sirupeux. J’ai conservé l’excédent dans un pot en verre dans un placard et pour le moment, un mois après il est toujours aussi bon. Mais bon le vinaigre et le sucre étant deux très bons conservateurs, ce n’est pas étonnant.

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Poulet au sésame, fèves et fêta ou comment passer de beurk à miam

Ce week-end, Beau à la louche a fêté ses 4 ans de blog. Ca ne veut peut être rien dire pour vois, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Non pas qu’elle m’ait appris à jouer du piano debout, mais elle m’a assurément appris à diversifier mon alimentation et à oser. Parce que voyez-vous, je n’ai pas eu la chance d’avoir une super maman comme Cléa ou Mercotte qui nous mitonnait de bons petits plats. Mais attention, elle m’a transmis pleins d’autres choses : l’art de la couture, de poser des étagères ou du papier peint, de construire ses propres meubles, l’idée que c’est pas parce qu’on est une femme qu’on ne peut pas mettre les mains dans le cambouis et y prendre du plaisir. Bref, ma maman est quelqu’un de très manuel qui a toujours fait à sa sauce quand elle ne trouvait pas ce qu’elle cherchait. Mais la sauce tomate, ça c’est une autre histoire.

Elle, vous dira que j’étais une enfant très difficile pour manger. Moi, je lui réponds qu’un bébé si ça refuse la nourriture c’est juste pour emmerder sa mère. Enfin j’ai arrêté de lui répondre parce qu’à chaque fois le discussion repart de plus belle. Elle est d’ailleurs toujours persuadée que je ne me nourris que de napolitains et autres cochonneries. 26 ans à discuter de la même chose, les idées ont la vie dure, on est con quand même.
Bref, ma maman la cuisine c’était pas trop son dada alors forcément si je n’ai pas non plus été nourrie au knakies et poisson pané, ben les légumes je les ai vraiment apprivoisé lorsque j’ai commencé à bloguer, il y a 4 ans.

Et Beau à la Louche (on y revient), c’est un des blogs qui justement m’a fait découvrir un horizon culinaire pleins de promesses. Et j’avais juste envie, avec la petite larmichette, de vous transmettre toute l’admiration que j’ai pour Loukoum qui m’a nourri pendant 4 ans maintenant. C’est con hein, parce qu’en vrai Loukoum je l’ai jamais rencontré, mais il y a des gens comme ça qui font partie de votre vie sans le savoir.

Et justement ce plat si bête, ben il y a quatre ans je vous aurais dit :
- « Les fèves, c’est quoi ça ? C’est ce qu’on met dans la galette des rois c’est ça ? »
- « Ha ce sont ces trucs verts, nan mais moi le vert j’aime pas, j’ai l’impression d’être une vache qui broute de l’herbe. »
- « L’huile de sésame, beeeeurk, même pas en rêve. »

Et tadam ! Maintenant, c’est plutôt « Miam l’huile de sésame c’est cro cro bon (et vas-y que je t’en rajoute une lichette)’ » ou encore « Miam les fèves c’est sympa, ça change des ptits pois » !
Qui a dit qu’on ne pouvait pas changer ?

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Poulet au sésame, fèves et féta
Pour 1 blanc de poulet
2 cs d’huile de sésame
Une bonne poignée de sésame
2 cs de miel
1 cc de sauce soja
Une portion de fèves
Une portion de fêta
Assaisonnement

Couper le poulet en petits morceaux et les faire revenir dans la casserole avec le miel, l’huile de sésame et le sésame.
Faire griller au four la fêta en petits dés.
Faire cuire les fèves 5 à 10 minutes dans une eau bouillante.
Servir agrémentée d’une lichette d’huile de sésame (je vous ai déjà dit que c’était cro cro bon?).

Un ananas et des financiers à l’assiette

Je suis rentrée dans la cuisine par la petite porte de la pâtisserie. Pendant longtemps d’ailleurs, je ne cuisinais que du sucré. J’avais des goûts très limités en matière de salé et surtout tout une éducation culinaire à faire. Encore maintenant, réfléchir aux saveurs d’un dessert se fait bien plus naturellement que de trouver des associations de goûts pour un plat ! Ce que j’aime dans la pâtisserie, c’est ce côté hyper cadré : souvent on ne peut trop s’écarter des mesures de la recette sous peine de voir sa préparation rater et le montage des pâtisseries ou desserts demande une certaine minutie et si ce n’est classe.

J’ai adoré pendant longtemps faire des entremets : jouer à tétris avec les différentes couches en variant textures et saveurs. Mais dernièrement, ce sont les desserts à l’assiette qui me font plus de l’oeil. Ils génèrent finalement moins de stress (qui n’a pas connu le stress du démoulage de l’entremets ?!) et permettent de finir le repas de manière plus légère. Je ne peux d’ailleurs que vous conseiller de faire des petits desserts, point trop n’en faut à la fin d’un repas.  Je trouve qu’il n’y a rien de pire que de sortir de table le ventre plombé !

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La dernière fois que je vous avais présenté un dessert à l’assiette, j’avais eu quelques soucis pour épaissir un jus de gingembre. Heureusement qu’elle m’a rappelé l’existence de la gomme de xanthane. Alors certes, tout le monde n’a pas ça dans sa cuisine et heureusement on peut faire sans ou d’une manière différente !

Mais tout de même, la gomme de xanthane est un produit assez sympa. Généralement une petite pointe de couteau mélangée à froid à votre préparation suffit à l’épaissir magiquement ! Les petits ronds bien dodus dont certains resto usent (et abusent parfois) sont souvent obtenus grâce à cette gomme de xanthane.

Alors késako la gomme de xanthane ? Et bien chimiquement c’est un polyoside obtenu à partir de la fermentation d’une bactérie. C’est un additif alimentaire (E415) : un liant et un épaississant. Dans la cuisine d’un amateur, elle permettra essentiellement d’épaissir jus, vinaigrettes et coulis mais également d’apporter de la texture dans le cadre de recettes sans matière grasse ou sans sucre (même pour des recettes nécessitant un passage au four).
Et info intéressante, elle supporte très bien la congélation ! En revanche, elle n’est pas soluble dans l’alcool.
On peut la trouver dans les magasins spécialisés et maintenant sur internet.

Pour en revenir à ce dessert, j’ai donc pu épaissir mon jus de gingembre sans augmenter la quantité de sucre et jus. Le jus d’oranges est tout de même nécessaire pour donner un peu de corps en goût au jus de gingembre.

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Pour 6 personnes

Dessert qui peut se préparer à l’avance (conseillé d’ailleurs) et se monter à la minute
Financiers au citron vert
70 g de blancs d’oeufs (2 blancs d’oeufs de taille moyenne)
90 g de sucre glace
60 g de beurre
60 g de poudre d’amande
35 g de farine
2 citrons verts

Préparer le beurre noisette : faire fondre le beurre sur feu moyen en le fouettant et le laisser cuire quelques minutes jusqu’à ce qu’il prenne une couleur noisette. C’est une étape importante c’est c’est le beurre noisette qui va donner ce petit goût noisette.
Mélanger la poudre d’amande, la farine et le sucre glace dans un saladier. Vous pouvez torréfier la poudre d’amandes au préalable dans une poêle.
Dans un petit saladier, fouetter les blancs à la main jusqu’à ce qu’ils soient mousseux. Les incorporer au fouet au mélange de poudre au fur et à mesure.
Lorsque le mélange est bien homogène, verser à travers un chinois (ou une pince à thé) le beurre noisette. Il est important de filtrer le beurre pour ôter les résidus.
Zester les 2 citrons verts et récupérer le jus d’un citrons. Incorporer les zestes et le jus des citrons.
Remplir les moules (ici des moules à tartelettes) au 3/4 de leur hauteur et les faire cuir entre 10 et 15 minutes à 180°C. Ils doivent être dorés à l’extérieur mais encore fondant à l’intérieur.
Démouler et laisser refroidir.

Mousse de mascarpone
200 g de mascarpone
10 cl de crème liquide
10 g de sucre glace
1/2 gousse de vanille

Gratter la gousse de vanille afin d’en récupérer les grains.
Monter la crème liquide en chantilly avec le sucre glace et les grains de vanille.
Fouetter le mascarpone afin de l’assouplir et incorporer délicatement la crème chantilly.

Poêlée d’ananas à la vanille
1 ananas
4 cs de miel parfumé (thym, ronces…)
30 g de sucre de canne
1 gousse de vanille

Couper l’ananas en petits dés et le faire mariner quelques heures dans un saladier avec le miel, le sucre et la gousse de vanille grattée.
Faire confire à feu doux pendant une dizaine de minute dans une poêle.

Jus concentré de gingembre frais
25 g de gingembre frais
50 g d’eau
10 g de jus d’oranges
1 petite pointe de couteau de gomme de xanthane

Éplucher le gingembre et le réduire en purée à l’aide d’un presse-ail. Mélanger le jus de gingembre, l’eau et le jus d’oranges. Filtrer afin d’ôter les résidus de gingembre. Ajouter la gomme de xanthane et fouetter pour faire épaissir le jus.

Montage
Deux montages possibles selon que vous souhaitez que l’ananas soit chaud ou froid. Pour ceux qui n’auraient pas suivis, la poêlée chaude d’ananas ferait fondre la crème mascarpone !
Avec une poêlée froide d’ananas : disposer les financiers au milieu de l’assiette, recouvrir d’ananas et déposer une quenelle de mousse de mascarpone. Faire un ruban de jus de gingembre autours du financier. Décorez à votre convenance.
Avec une poêlée chaude d’ananas : disposer les financiers dans un coin de l’assiette et déposer dessus une quenelle d’ananas. Dans le coin opposé, déposer un peu de poêlée d’ananas et faire un trait de jus de gingembre entre le financier et l’ananas. Décorez à votre convenance.

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