L’idée culinaire con-con de la semaine
Posted in 36 15 Ma vie, Coup de fourchette on 07/03/2010 09:56 by ParigoteEn matière de cuisine, je ne sais pas comment je me débrouille mais j’ai toujours un train de retard. Voire plusieurs. Pourtant, je suis une lectrice assidue des blogs et magazines culinaires. J’ai également un pied dans une épicerie connue de la place parisienne qui fournit de tout et qui me permet d’être au courant des derniers produits « à la mode » ou qui viennent de sortir. Et pourtant, entre le moment où je découvre un produit, une recette ou un tour de main et le moment où je transfère cette connaissance dans ma cuisine, il se passe généralement un sacré laps de temps.
Je crois qu’au fond je suis restée cette adolescente « fuck the system » qui ne veut pas se laisser embarquer sur les sentiers des moutons de panurge. Ca m’énerve toujours autant de « faire comme tout le monde », suivre la masse. Ho mais attention, je ne suis pas non plus une originale ou une avant-gardiste ! Non, moi je serais plutôt le mouton qui suit le troupeau, mais de loin. Faudrait pas non plus qu’on me confonde avec le troupeau hein.
Bien sûr, si je vissais ma casquette de psy sur la tête, je dirais que ça s’appelle tout simplement de la résistance au changement. Certaines personnes sont plus figées dans leur fonctionnement psychique, il leur faut du temps pour intégrer la nouveauté au fond de leur petite caboche.
Mais bon, on est vendredi soir, j’ai laissé ma casquette au vestiaire et je préfère nettement la version « je suis trop une rebelle ».
Mais pour en revenir à nos petits moutons (pas de panurge), j’ai toujours pensé que je n’aimerais pas le vinaigre balsamique. Je partais du principe que je n’aime pas le vinaigre et comme le balsamique fait partie de la famille des vinaigres, je n’aime pas le balsamique. Cela s’appelle un syllogisme, un raisonnement logique à 2 propositions. Vous vous souvenez l’histoire de Socrate qui est mortel, ben c’est pareil avec le balsamique. Mon raisonnement tombait sous le sens non ?
Mais n’est pas Socrate qui veut, après avoir goûté un caramel de balsamique qui nappait une délicieuse dorade, j’ai bien dû me rendre à l’évidence que mon raisonnement était faux. Que quand même le balsamique c’était sympa, surtout le caramel. Oui je me rend bien compte que des milliers de personnes ont dû tester le melon avec du jambon de pays et une lichette de caramel de vinaigre de balsamique. Et ben oui, je ne suis qu’un pauvre petit mouton suiveur. Mais un mouton qui se pourlèche les babines avec son melon !
Je ne vais pas vous faire l’affront de vous écrire la recette tout de même !
Pour le caramel, c’est très simple : il suffit de faire fondre à la casserole sur feux doux le même poids de sucre et de vinaigre balsamique jusqu’à ce que le mélange devienne sirupeux. J’ai conservé l’excédent dans un pot en verre dans un placard et pour le moment, un mois après il est toujours aussi bon. Mais bon le vinaigre et le sucre étant deux très bons conservateurs, ce n’est pas étonnant.
















