Archive for the ‘36 15 Ma vie’ Category

L’idée culinaire con-con de la semaine

En matière de cuisine, je ne sais pas comment je me débrouille mais j’ai toujours un train de retard. Voire plusieurs. Pourtant, je suis une lectrice assidue des blogs et magazines culinaires. J’ai également un pied dans une épicerie connue de la place parisienne qui fournit de tout et qui me permet d’être au courant des derniers produits « à la mode » ou qui viennent de sortir. Et pourtant, entre le moment où je découvre un produit, une recette ou un tour de main et le moment où je transfère cette connaissance dans ma cuisine, il se passe généralement un sacré laps de temps.

Je crois qu’au fond je suis restée cette adolescente « fuck the system » qui ne veut pas se laisser embarquer sur les sentiers des moutons de panurge. Ca m’énerve toujours autant de « faire comme tout le monde », suivre la masse. Ho mais attention, je ne suis pas non plus une originale ou une avant-gardiste ! Non, moi je serais plutôt le mouton qui suit le troupeau, mais de loin. Faudrait pas non plus qu’on me confonde avec le troupeau hein.

Bien sûr, si je vissais ma casquette de psy sur la tête, je dirais que ça s’appelle tout simplement de la résistance au changement. Certaines personnes sont plus figées dans leur fonctionnement psychique, il leur faut du temps pour intégrer la nouveauté au fond de leur petite caboche.
Mais bon, on est vendredi soir, j’ai laissé ma casquette au vestiaire et je préfère nettement la version « je suis trop une rebelle ».

Mais pour en revenir à nos petits moutons (pas de panurge), j’ai toujours pensé que je n’aimerais pas le vinaigre balsamique. Je partais du principe que je n’aime pas le vinaigre et comme le balsamique fait partie de la famille des vinaigres, je n’aime pas le balsamique. Cela s’appelle un syllogisme, un raisonnement logique à 2 propositions. Vous vous souvenez l’histoire de Socrate qui est mortel, ben c’est pareil avec le balsamique. Mon raisonnement tombait sous le sens non ?

Mais n’est pas Socrate qui veut, après avoir goûté un caramel de balsamique qui nappait une délicieuse dorade, j’ai bien dû me rendre à l’évidence que mon raisonnement était faux. Que quand même le balsamique c’était sympa, surtout le caramel. Oui je me rend bien compte que des milliers de personnes ont dû tester le melon avec du jambon de pays et une lichette de caramel de vinaigre de balsamique. Et ben oui, je ne suis qu’un pauvre petit mouton suiveur. Mais un mouton qui se pourlèche les babines avec son melon !

melon balsamique 2

Melon balsamique 3

Melon au jambon de pays et caramel de vinaigre balsamique

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous écrire la recette tout de même !
Pour le caramel, c’est très simple : il suffit de faire fondre à la casserole sur feux doux le même poids de sucre et de vinaigre balsamique jusqu’à ce que le mélange devienne sirupeux. J’ai conservé l’excédent dans un pot en verre dans un placard et pour le moment, un mois après il est toujours aussi bon. Mais bon le vinaigre et le sucre étant deux très bons conservateurs, ce n’est pas étonnant.

melon
Melon 5

C’est quand les soldes ?

DSC_0772-pola

Point de recette aujourd’hui. De toute façon avec ce temps, l’heure est plutôt à la soupe !
Non je voulais juste vous raconter mon petit moment de solitude d’hier.
Je suis une myope, archi myope qui porte des lentilles. Sauf qu’hier au travail, comme elles me faisaient bobo, je les ai échangées avec mes lunettes de secrétaires. Lunettes qui d’après mes collègues me donnent une « air beaucoup plus psy ». J’hésite encore par quel sens le prendre.
Bref, je vais en salle d’attente accueillir mon petit patient (8 ans et toutes ses dents quand même) comme tous les mercredi et son papa interloqué de me voir porter des lunettes me dit « désolé, je ne vous ai pas reconnu ».
Et là mon petit patient me sort « Tu sais comment moi je t’ai reconnu ? ».
- Non ?
- C’est parce que tu es habillée pareil que d’habitude.
- …

C’est le même petit patient qui revient de ma séance en salle d’attente à qui sa maman demande si ça s’est bien passé et qui répond qu’on a joué au docteur. Devant une salle d’attente pleine bien sûr. Je crois que mes joues n’ont jamais autant viré au rouge cramoisi.

Haa ces enfants ! Ils sont merveilleux n’est-ce pas ?

Mon valentin

Hier soir, bravant la fièvre et la fatigue j’ai assisté pour la première fois au concert du Barbu.  Je me souviens encore de l’impression qu’il m’avait faite aux répétitions. Je me rappelle avec tendresse sa mine crispée et concentrée, sûrement angoissé de me laisser entrer dans son univers. Mais hier soir, si mon coeur n’était pas déjà conquis, il aurait à coup sûr chaviré. C’est une chose étrange mais savoureuse de voir son cher et tendre sous la lumière, aux yeux de tous. Un mélange d’une intense fierté mais aussi d’un grognement « attention chasse gardée ». Mais surtout, j’ai été littéralement impressionnée. Je n’y connais pas grand chose en musique et j’ai un sens du rythme bien à moi. Le voir jouer sur sa batterie a quelque chose d’hypnotique. Non, décidément je n’en reviens toujours pas de ce qui est pour moi une prouesse de coordonner aussi rapidement les bras et les jambes. Comme j’aimerais savoir jouer de la batterie comme lui. La seule batterie que je maîtrise c’est celle de cuisine (hohoo!).

C’était aussi l’occasion de tester la photo de concert. Et bien je vais vous dire, c’est beaucoup plus facile de photographier des carottes et des macarons en pleine lumière !
Vivement leur prochain concert
!

concert3

Untitled-1

Untitled-2

concert4

Poulet au sésame, fèves et fêta ou comment passer de beurk à miam

Ce week-end, Beau à la louche a fêté ses 4 ans de blog. Ca ne veut peut être rien dire pour vois, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Non pas qu’elle m’ait appris à jouer du piano debout, mais elle m’a assurément appris à diversifier mon alimentation et à oser. Parce que voyez-vous, je n’ai pas eu la chance d’avoir une super maman comme Cléa ou Mercotte qui nous mitonnait de bons petits plats. Mais attention, elle m’a transmis pleins d’autres choses : l’art de la couture, de poser des étagères ou du papier peint, de construire ses propres meubles, l’idée que c’est pas parce qu’on est une femme qu’on ne peut pas mettre les mains dans le cambouis et y prendre du plaisir. Bref, ma maman est quelqu’un de très manuel qui a toujours fait à sa sauce quand elle ne trouvait pas ce qu’elle cherchait. Mais la sauce tomate, ça c’est une autre histoire.

Elle, vous dira que j’étais une enfant très difficile pour manger. Moi, je lui réponds qu’un bébé si ça refuse la nourriture c’est juste pour emmerder sa mère. Enfin j’ai arrêté de lui répondre parce qu’à chaque fois le discussion repart de plus belle. Elle est d’ailleurs toujours persuadée que je ne me nourris que de napolitains et autres cochonneries. 26 ans à discuter de la même chose, les idées ont la vie dure, on est con quand même.
Bref, ma maman la cuisine c’était pas trop son dada alors forcément si je n’ai pas non plus été nourrie au knakies et poisson pané, ben les légumes je les ai vraiment apprivoisé lorsque j’ai commencé à bloguer, il y a 4 ans.

Et Beau à la Louche (on y revient), c’est un des blogs qui justement m’a fait découvrir un horizon culinaire pleins de promesses. Et j’avais juste envie, avec la petite larmichette, de vous transmettre toute l’admiration que j’ai pour Loukoum qui m’a nourri pendant 4 ans maintenant. C’est con hein, parce qu’en vrai Loukoum je l’ai jamais rencontré, mais il y a des gens comme ça qui font partie de votre vie sans le savoir.

Et justement ce plat si bête, ben il y a quatre ans je vous aurais dit :
- « Les fèves, c’est quoi ça ? C’est ce qu’on met dans la galette des rois c’est ça ? »
- « Ha ce sont ces trucs verts, nan mais moi le vert j’aime pas, j’ai l’impression d’être une vache qui broute de l’herbe. »
- « L’huile de sésame, beeeeurk, même pas en rêve. »

Et tadam ! Maintenant, c’est plutôt « Miam l’huile de sésame c’est cro cro bon (et vas-y que je t’en rajoute une lichette)’ » ou encore « Miam les fèves c’est sympa, ça change des ptits pois » !
Qui a dit qu’on ne pouvait pas changer ?

feves-2 copy
feves copy
feves-3 copy

Poulet au sésame, fèves et féta
Pour 1 blanc de poulet
2 cs d’huile de sésame
Une bonne poignée de sésame
2 cs de miel
1 cc de sauce soja
Une portion de fèves
Une portion de fêta
Assaisonnement

Couper le poulet en petits morceaux et les faire revenir dans la casserole avec le miel, l’huile de sésame et le sésame.
Faire griller au four la fêta en petits dés.
Faire cuire les fèves 5 à 10 minutes dans une eau bouillante.
Servir agrémentée d’une lichette d’huile de sésame (je vous ai déjà dit que c’était cro cro bon?).