Archives de l’auteur : Parigote

THE tarte au citron

27.04.2016

Ho mais? C’est l’heure du goûter non? Et si on se faisait une bonne tarte au citron ? Avec une pâte sucrée à la fleur de seul et un lemon curd bien crémeux et qui réveille les papilles ? Ca vous dit ? Si vous êtes en manque de sucre et de peps, vous pouvez zapper mes états d’âme et passer direct à la recette ! Les autres, installez-vous et profitons de ce goûter ;)
Je sais pas vous mais moi, je reviens requinquée des vacance. Enfin, requinquée c’est vite dit ! Avec une louloute qui n’a pas trop aimé dormir ailleurs que dans son lit, j’étais contente de rentrer pour pouvoir me faire une nuit sans réveil ^^ Je vous ferai un petit billet d’ailleurs sur Saint-Malo et ses alentours car c’était très chouette.

Enfin en tout cas, ça m’a fait un bien fou de déconnecter un peu du boulot car ces derniers mois étaient un peu intenses. En me mettant en free lance, je pensais que j’aurais du temps pour moi, pour le blog, aller au ciné ou voir des expos. C’était d’ailleurs un peu l’idée, d’avoir un rythme plus tranquille. Haha la blague. Mais bon, je commence à trouver mon rythme, par contre niveau organisation c’est pas encore ça ! Je tâtonne encore beaucoup. J’aimerais bien dans les prochains mois me trouver un studio car j’en ai marre de bosser chez moi. J’en ai surtout marre de devoir ranger, passer l’aspirateur et la serpillère après chaque shooting parce qu’avec un enfant tu peux pas tout laisser en bazar, et de devoir tout ressortir le matin. J’ai l’impression de passer ma vie à ranger et nettoyer, ça m’exaspère ! Donc en ce moment, je réfléchis au studio avec si possible un bureau partagé histoire de ne plus parler qu’à mes casseroles. Ça, ça serait chouette aussi d’avoir des collègues. Parce que c’est un peu le truc méga relou du free lance pour moi, le fait de ne plus pouvoir papoter au travail. Il y a des jours où j’ai l’impression que je vais devenir complètement folle ! J’aime bien quand le client vient sur le shooting, c’est plus agréable de travailler à plusieurs (et aussi parce qu’on avance plus vite).

Bref, le bilan au bout quasi 4 mois est plus que positif niveau boulot mais niveau organisation et socialisation c’est pas encore ça ^^ Mais j’y travaille, et si jamais vous avez des expériences, des astuces à partager (ou un bon plan pour un studio!), je suis preneuse !

J’en profite aussi pour vous remercier pour toute votre bienveillance sur mon dernier article. J’ai été extrêmement touchée ! Je vais prendre le temps de tous vous répondre et je suis vraiment ravie de voir que j’ai des lecteurs aussi empathiques (et pas qui te plombent en te disant que ça sera pire après ou que ça ne passera jamais). Alors un grand MERCI ! J’aimerais bien écrire un peu plus de billet sur la parentalité, les rares fois où j’ai parlé des difficultés d’être enceinte ou d’être parent j’ai eu de beaux échanges avec vous que ce soit sur le blog ou par mail. Alors je ne sais pas encore comment l’intégrer dans ce blog, mais est-ce que ça vous intéresserait un contenu un peu plus ouvert ?

Lemon pie ◊ Carnets parisiens

Lemon pie ◊ Carnets parisiens

Lemon pie ◊ Carnets parisiens

Lemon pie ◊ Carnets parisiens

Lemon pie ◊ Carnets parisiens

Lemon pie ◊ Carnets parisiens

Lemon pie ◊ Carnets parisiens

Tartelettes au citron
Pour 8 tartelettes

La pâte sucrée
180 g de beurre
120 g de sucre glace
60 g de poudre d’amande
2 gros œufs
1 jaune d’œuf
320 g de farine de blé
Les grains d’une gousse de vanille grattée ou 1/2 cuillère à café d’extrait de vanille
1 cuillère à café de fleur sel (ou juste une pincée de sel si vous n’aimez pas ça)

Avant de commencer, le beurre et les œufs doivent être à température ambiante.
Mélangez du bout des doigts ou avec la feuille du robot pâtissier, le beurre avec la poudre d’amande et la farine tamisées. Un peu comme un crumble, on cherche à obtenir une texture sableuse.
Ajoutez les œufs et la vanille et continuez de mélanger. Versez la farine et le sel et mélanger pour former une boule. Mais attention, ne travaillez pas trop la pâte !
Divisez la pâte en deux boules, cela sera plus simple à travailler par la suite. Déposez les boules sur deux plaques à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé et abaissez-la. Filmez et laissez reposer au réfrigérateur 1h30. Si vraiment vous êtes super pressé, vous pouvez la mettre 10 minutes au congélateur mais c’est mieux de la laisser reposer tranquille !
Pendant ce temps, préparez la crème au citron.
Farinez très légèrement votre plan de travail. Disposez les cercles à pâtisserie sur la pâte et découpez avec la pointe d’un couteau un cercle en laissant une marge de 1,5 cm. Si vous sentez que votre pâte se ramollit, remettez-la quelques minutes au réfrigérateur. Mais surtout n’ajoutez pas de la farine pour la rendre moins collante car vous obtiendrez une pâte farineuse au goût.
Beurrez les cercles et déposez vos disques de pâtes dessus. Moulez les bords avec vos doigts et découpez l’excédent de pâte en longeant le bord du cercle avec un couteau.
Enfournez dans le four déjà chaud à 170°C et faites cuire 15 minutes. Si votre four ne chauffe pas uniformément, n’hésitez pas à tourner les tartes pendant la cuisson.

La crème au citron
220 g de jus de citron jaune (entre 6 et 7 citrons)
3 gros oeufs
170 g de sucre semoule
160 g de beurre doux

Récupérez le zeste de 3 citrons avec un zesteur ou une râpe. Pressez tous les citrons pour en récupérer le jus.
Dans un saladier, fouettez les œufs avec le sucre. Versez dans une casserole avec le jus et le zeste des citrons et mélangez. Laissez chauffer à feu doux sans cesser de mélanger avec un fouet jusqu’à ce qu’elle épaississe. Vous pouvez retirer la crème du feu quand elle atteint 75°C ou dès qu’elle frémit (attention elle ne doit pas être portée à ébullition sinon elle risque de brûler).
Laissez tiédir (50°C) et incorporez le beurre coupé en petits dés. Utilisez un mixeur-plongeur pour émulsionner la crème et l’homogénéiser.
L’idéal est de laisser la crème tranquille au réfrigérateur pendant une bonne heure avant de garnir les fonds de tarte.
Si vous préparez vos tartes à l’avance, la petite astuce est de tartiner une fine couche de chocolat blanc fondu sur le fond de tarte avant de déposer la crème. Comme cela, elle n’imbibera pas la pâte !

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korvapuusti, brioches roulées au chocolat et à la cannelle

10.04.2016

En ce moment, j’ai besoin de douceur, de couleurs pastel, de brioches qui font du bien. Je me traine un épuisement depuis quelques semaines. Je n’arrive pas à véritablement redresser la barre. A tel point, que je me suis retrouvée chez mon médecin, en panique, avec l’impression d’avoir un cancer du coeur. En fait, c’était juste des palpitations liées à cette fatigue et ce stress. Oui, je suis toujours mesurée quand il s’agit d’angoisses médicales. Et puis alors, le fait d’être mère, c’est encore pire. J’ai la peur panique qu’il m’arrive quelque chose. Non pas la peur de mourir, mais celle de laisser ma fille vivre seule, sans sa mère. Je vous jure c’est hyper pénible. J’ai jamais eu peur dans Paris la nuit. Même dans les quartiers un peu chaud, je ne me suis jamais sentie en insécurité. Mais là, rares sont les fois où lorsque je sors, je ne prends pas un taxi pour rentrer. Je réalise que la nuit, il n’y a personne dans les rues, je réalise ma vulnérabilité. Et je vous avoue que je déteste ça. Parce que je ne pense pas qu’on puisse bien vivre en ayant peur au quotidien. Dites-moi, rassurez-moi, je suis pas la seule à avoir ces angoisses ? Allez soyez sympa, dites-moi que ça va passer !
Je me suis rendue compte que du coup je ne sortais quasiment plus le soir. Ni la journée d’ailleurs, car j’ai enchainé les semaines remplies de boulot. Et ma vie sociale s’est réduite de plus en plus. J’ai l’impression de passer les 3/4 de mon temps seule avec moi même. Et en ce moment, je ne suis pas de la meilleure compagnie. Entre les angoisses de laisser ma fille orpheline, les impatiences professionnelles, le manque de sommeil car incapable de ma coucher à une heure raisonnable et ces putains d’insatisfactions envers moi-même, j’ai l’impression d’être une véritable cocotte minute. Je m’auto-fatigue.

J’arrête pas de sortir aux copines, qu’il faut être bienveillant envers soi-même, que ce régime tu le feras quand tu seras en forme, que ce changement de voie professionnelle ça prend du temps et c’est normal, que ton petit défaut, certes il se voit, mais qu’il est complètement effacé par ton sourire, que ça ne sert à rien de vouloir aller plus vite que la musique, on fait comme on peut et c’est déjà énorme…
Et moi ? Et bien, je suis soulée parce que je rêve de grandes choses mais que ça n’arrive pas assez vite. Mais comment je fais, pour m’organiser aussi mal ? Franchement, au lieu de zoner le weekend pendant la sieste de ma fille, je pourrais finir de retapisser la chambre. Ou m’occuper de mon blog, de mon insta. Que je suis naze de ne pas avoir la volonté suffisante pour organiser mes repas et donc mieux manger et donc finir de perdre ces kilos de merde. Que quand même, dans le même temps je pourrais aussi faire à manger à ma fille au lieu de lui servir des petits pots le soir. Et aussi, de véritablement ranger l’appartement pour qu’il soit aux normes d’un bébé qui se déplace. Franchement, quels parents indignes faisons-nous. Ho et puis, comment ça se fait que je n’arrive pas à caler 2/3 séances de sport dans la semaine ? Quelle naze, je suis. Qu’est-ce que tu peux manquer de volonté ma pauvre fille.
Bref, niveau bienveillance c’est pas gagné !

Alors en attendant, je voyage, et je fais des korvapuusti. Ce sont des petites brioches finlandaises à la cannelle (comme des cinamonn rolls mais avec un façonnage différent). Et je vous les propose avec un fourrage au chocolat et au praliné !

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti, chocolate roll ◊ Carnets Parisiens

Korvapuusti fourrés au chocolat ou à la cannelle

Pour une vingtaine de korvapuusti

200 g de lait
10 g de levure fraîche ou 1 cc de levure déshydratée
500 g de farine
1 oeuf + 1 jaune d’oeuf
75 g de sucre
60 g de beurre
0.5 cc de sel

Pour le fourrage au chocolat
100 g de chocolat noir
20 g de sucre
7 g de cannelle en poudre
3 g de cardamome

Pour le fourrage à la cannelle
60 g de beurre
100 g de cassonade humide
7 g de cannelle en poudre
3 g de cardamome

1 oeuf pour la dorure

Dans un petit bol, réhydratez la levure dans le lait légèrement chauffé au préalable.
Dans un grand saladier, mélangez la farine, le sucre et le sel. Verser le lait et l’oeuf. Mélangez la pâte.
Si vous mélangez à la main, amalgamez progressivement la pâte en ramenant la farine vers le centre du saladier. Pétrissez la pâte sur un plan de travail légèrement fariné afin de former une boule de pâte. Ajoutez le beurre ramolli par petits morceaux. Il faut bien pétrir la pâte entre chaque ajout. Pétrissez la pâte environ 10 min jusqu’à ce qu’elle devienne souple et élastique et qu’elle ne colle plus au plan de travail.
Si vous utilisez un robot pétrisseur : pétrissez au crochet la pâte et ajoutez un à un les morceaux de beurre jusqu’à complète incorporation. Laissez le robot pétrir 10 minutes la pâte.
Faites attention à ne pas utiliser trop de farine, sinon les brioches seront trop sèches. Si la pâte colle, ajoutez-en vraiment petit à petit.

Formez une boule de pâte et déposez-la dans un saladier recouvert d’un torchon propre.
Laisser lever 1h30 à 2h (la pâte doit atteindre 1,5 fois son volume).

Pendant ce temps, préparez la garniture. Faites fondre le chocolat avec le praliné et les épices. Ou faites fondre le beurre avec le sucre et les épices.

Écrasez la pâte avec la paume de la main pour en extraire le gaz. Formez une boule de pâte sur le plan de travail légèrement fariné, l’aplatir grossièrement avec la main puis abaisser la pâte au rouleau à pâtisserie afin de former un rectangle d’à peine 3-4 mm d’épaisseur.
Tartinez-le d’une légère couche de mélange au chocolat ou de mélange à la cannelle en prenant soin de laisser un petit centimètre sur le côté.
Roulez la pâte en boudin dans le sens de la largeur. Plus le boudin sera épais, plus les korvapuusti seront grosses, et inversement.
Tournez le boudin de manière à ce que la soudure soit disposée au-dessous. Coupez ce boudin de en triangles (cf photo). Tournez ensuite ces triangles pointe vers le haut. Avec un bâtonnet, appuyez sur la pointe.
Déposer chaque korvapuusti sur une plaque de cuisson garnie de papier sulfurisé en laissant un espace d’environ 5 cm entre chaque brioche. Laissez reposer 30 minutes à 1 heure recouvert d’un torchon propre.

Dans un bol, battez légèrement l’oeuf et dorez les korvapuusti.

Faites cuire à 180°C pendant environ 15 minutes.

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