escalierslilas

J’ai beau être parisienne, je travaille en banlieue. Au milieu des champs précisément : oui, la banlieue parisienne c’est trèèès vaste !

Dans mon périple pour atteindre cette jolie campagne pittoresque, je fais un transfert métro-rer. RER qui me conduit ensuite à bus. Bus de campagne si vous suivez bien : pour les parisiennes qui ne sortent jamais de la ville, un bus de campagne, c’est un bus qui passe à heure fixe, généralement à des horaires très espacés. En gros, tu loupes ton bus, bah tu l’as dans le baba ! T’as intérêt à avoir tes bottes en caoutchouc dans ton sac Darel car t’es partie pour te taper des kilomètres dans les champs !

Donc autant te dire que si un boulon de cette mécanique bien huilée fait son rebelle, c’est toute la chaîne qui fout le camp ! Et mon problème 3 matins sur 4, c’est le métro qui fait son rebelle. Je sais pas pourquoi, mais monsieur prend son temps avant d’amarrer à son quai. Coincé dans le souterrain, parfois jusqu’à 5 minutes, juste le temps d’attendre qu’un des deux quais se libère. Toute une organisation à la RATP.

Ma question est donc : pourquoi est-ce aussi compliqué de décharger rapidement un quai pour que moi, dans mon petit métro qui me mène à mon petit RER pour ensuite prendre un petit bus pour atteindre ma petite campagne, je puisse être à l’heure à mon petit travail ?

Nombre de fois j’ai voulu poser la question au conducteur mais, si vous avez bien suivi, j’étais déjà en train de courir pour tenter désespérement de choper mon RER : Cours Forest, cours  !

Un autre jour, je vous raconterai ma proposition  de faire 2 portions d’escaliers pour atteindre le RER : une pour les gens qui vont à 2 à l’heure et une pour ceux qui luttent dès 8h du mat’, tels des warriors de la vie, pour atteindre the famous RER.

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